Une grande banque française fait appel à ConsenSys pour développer la monnaie numérique

L’entreprise de logiciels Ethereum, ConsenSys, travaillera sur la technologie qui pourrait alimenter la monnaie numérique française émise par l’État.

Société Générale – Forge, une filiale de la banque d’investissement européenne Société Générale, a choisi l’incubateur de logiciels Ethereum, ConsenSys, pour lui fournir « la technologie et l’expertise » liées à l’émission d’une monnaie numérique de banque centrale.

Une décision de la Banque de France

Après avoir participé à un test d’un euro numérique en mai, Société Générale – Forge a été désignée par la Banque de France comme l’un des huit partenaires potentiels d’une CBDC en juillet. La banque centrale française, qui représente la deuxième économie de l’Union européenne, est l’une des premières en Europe à expérimenter une CBDC pour le règlement interbancaire.

Le mois dernier, la Société Générale – Forge a poursuivi ses propres essais de CBDC, décidant de construire avec la chaîne publique Tezos.

Bien que ConsenSys soit connue pour son travail avec l’Ethereum, plutôt qu’avec les Tezos, des produits d’incubation de chaînes de blocs comme MetaMask et Infura-elle a une expérience de travail sur les CBDC. Par exemple, elle a déjà travaillé en partenariat avec la Banque de réserve sud-africaine sur le projet Khokha, un autre système interbancaire, ainsi qu’avec l’Autorité monétaire de Singapour sur le règlement d’un dollar singapourien symbolique.

Ses contributions couvriront principalement « l’émission et la gestion des CBDC, la livraison contre paiement, et l’interopérabilité entre les systèmes de règlement », selon un communiqué de presse.

Un sujet abordé dans toute l’Europe

D’autres pays de la zone euro, dont l’Espagne et l’Estonie, étudient les avantages d’une monnaie numérique. Toutefois, la Banque de France a une longueur d’avance en termes de développement, car elle cherche à rendre les paiements transfrontaliers plus efficaces tout en jetant les bases d’un euro numérique.

Étant donné que la Banque centrale européenne mène actuellement des consultations publiques sur les avantages et les inconvénients d’un euro numérique théorique, la France pourrait être en mesure de le construire réellement. Outre la Société Générale – Forge, sept autres sociétés expérimentent une CBDC française, dont HSBC et Accenture, présentant à la banque et au reste de l’Europe de multiples options pour l’adoption.