La France accorde des crédits d’impôt aux abonnés à l’information pour tenter de sauver le secteur

Le soutien aux journaux et aux magazines suit l’effondrement mondial pendant la pandémie

Les députés français ont voté pour accorder un crédit d’impôt à toute personne souscrivant un nouvel abonnement à un journal ou à un magazine d’actualité après que le gouvernement a fait valoir que le secteur « souffrait énormément » de la crise du coronavirus.

Les députés ont voté pour permettre une déduction unique pouvant aller jusqu’à 50 euros aux ménages s’abonnant pour la première fois, et pour au moins 12 mois, à un journal, un magazine ou un service d’information en ligne « fournissant des informations à caractère général ou politique ».

Un secteur profondément en crise

Les éditeurs de presse du monde entier ont été durement touchés par la crise, empêchés d’imprimer, de distribuer ou de vendre des exemplaires papier et dévastés par l’effondrement des recettes publicitaires, tout en étant obligés de continuer à payer des frais fixes tels que les loyers des bureaux et le personnel.

La plupart ont mis leur personnel en congé et beaucoup, en particulier ceux qui ne font pas partie d’un grand groupe, qui n’ont pas développé une activité numérique forte et qui dépendent fortement de la publicité et de l’imprimé, ont peu de chances de survivre ou ont déjà plié. Les journaux américains seraient confrontés à une crise de « niveau d’extinction ».

Plusieurs pays cherchent des moyens de soutenir leur secteur de l’information en difficulté, en particulier la presse locale. Le Canada, par exemple, envisage de faire passer de 15 à 50 % le crédit d’impôt pour les abonnements aux informations numériques, afin d’encourager davantage de personnes à soutenir les médias.

Un crédit d’impôt validé mais encadré

La secrétaire d’État française à l’économie, Agnès Pannier-Runacher, a déclaré que cette mesure reflétait « un engagement du président à soutenir la presse, qui souffre énormément et ne bénéficie pas nécessairement de toutes sortes d’aides » disponibles aux autres secteurs de l’économie.

Les députés ont voté en faveur d’un amendement visant à étendre l’allégement fiscal aux abonnements aux magazines trimestriels d’intérêt général, mais ont rejeté les propositions visant à permettre aux magazines spécialisés de bénéficier du régime et à l’étendre aux renouvellements d’abonnements existants plutôt qu’aux nouveaux abonnements.